Cet hiver, face aux risques de coupures, apprenons à modérer notre consommation d'électricité.
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Les priorités de la politique énergétique adoptée en 2005 portent sur la garantie de sécurité à long terme dans la fourniture d'énergie et la construction d'un développement énergétique durable, à un prix compétitif et accessible à tous.
En Bretagne, région particulièrement sensible du fait de sa situation géographique, les risques de rupture d’approvisionnement sont suivis attentivement par les services de l'État, sachant que pour réduire cette fragilité, des actions sont conduites à plus long terme pour favoriser la production locale d'électricité, le développement des réseaux et la sécurisation de la fourniture d'énergie, et la maîtrise de la consommation, notamment en période de pointe.
Chaque année, à l'approche de l'hiver, les services de l’État évaluent avec RTE les éventuelles difficultés en approvisionnement électrique de la Bretagne. Sont ainsi examinés : l'état du réseau et les disponibilités des équipements de production (notamment les turbines à combustion dans le Finistère indispensables pour faire face à une pointe de consommation).
Un schéma de développement du réseau de transport d'électricité est révisé au plan national tous les deux ans. La déclinaison de cet exercice en Bretagne a été approfondie avec la participation des collectivités locales et de l'ADEME. Les travaux entrepris par RTE pour améliorer la capacité et la fiabilité du réseau y sont suivis avec attention (poste de transformation dans le Morbihan et projet de centrale électrique près de Saint-Brieuc). Le dernier exercice en 2006 a mis en évidence les effets positifs qu'aurait une politique ambitieuse d'économies d'énergie sur la réduction des fragilités, même si elle ne permet pas encore d'inverser la tendance d'une consommation de pointe qui reste préoccupante.
La problématique particulière de la Bretagne est examinée à nouveau dans le rapport « Programmation Pluriannuelle des Investissements 2009-2020 », présenté au Parlement cette année.
La réduction de la fragilité énergétique bretonne exige une politique ambitieuse anticipant les évolutions futures.
Sur le plan électrique, cela demande une bonne gestion du temps. Il faut, en effet, au minimum 6 à 8 ans pour que de nouvelles infrastructures qui s'avéreraient nécessaires soient réalisées, et encore plus de temps pour que la diffusion de technologies sobres en énergie se traduise par une réduction effective de la consommation.
Les actions conjointes de l'État et des collectivités, avec le soutien financier de l'ADEME, visent donc prioritairement à accélérer ces évolutions en :
À titre d'exemple, dès 2005, l'État et le Conseil régional de Bretagne ont affiché un objectif ambitieux de 1000 MW éolien en 2010 qui est en passe d'être atteint. L'attention portée aux études d'insertion, à la concertation et à la qualité des dossiers a permis de faciliter cet essor, impulsé par un tarif d’achat garanti par l'État pendant 10 ans.
Depuis 2007, le contrat de projet État/Région conduit en partenariat avec le Conseil régional et l’ADEME reprend l'essentiel des actions régionales pour accompagner le développement d'énergies renouvelables et promouvoir une meilleure efficacité énergétique.
Ces actions viennent compléter ou renforcer des dispositifs nationaux, dont les plus connus sont les crédits d'impôt en faveur du développement durable, le renforcement des normes et plus récemment le dispositif des certificats d'économies d'énergie.
Le Grenelle de l'Environnement donne une impulsion nouvelle dès cette année, avec des moyens renforcés en faveur des économies d'énergie, notamment pour une meilleure utilisation de la chaleur, un soutien à la recherche et au développement en matière d'énergies renouvelables, ainsi qu’un objectif de planification régionale du développement des énergies renouvelables.
Pour tout savoir sur les économies d’énergie : Site Internet DGEMP, énergies et matières premières